Michel Antoine : « Réalistes mais ambitieux »

Le président de la SASP RC Massy Essonne, Michel Antoine, dresse un état des lieux, neuf mois après sa prise de fonctions, alors que le club présente ce soir son projet pour les trois saisons à venir.

QUASI ASSURÉ de son maintien en Fédérale 1, le RCME se tourne à présent vers l'avenir. Ce soir, le club dévoile son projet RCME 2011 dont l'objectif majeur demeurera, à terme, l'accession en Pro D2. L'occasion pour Michel Antoine, son président, d'une réflexion générale sur Massy.

Que vous inspire votre première année de présidence à la tête de Massy ?

Michel Antoine.  

Comme on s'y attendait, nous sommes en train de vivre une année de transition. Le budget a baissé de façon sensible, des joueurs de qualité sont partis et des jeunes leur ont succédé. On a souvent dû travailler dans l'urgence.


Le club ne s'est pas qualifié pour les playoff pour la première fois depuis qu'il évolue en Fédérale1. Est-ce un échec?

Oui, si on se réfère à la défaite à Chambéry qui nous condamne lors de la dernière journée. Mais, honnêtement, je pense que nous aurions fait un mauvais Trophée Jean-Prat. Là, on espère se tirer des play-down de façon positive et s'y reconstruire. Un peu comme l'a fait Bobigny l'an passé (NDLR : finaliste des play-down la saison dernière, Bobigny est sorti premier de sa poule cette année).

Le projet que vous présentez ce soir est-il influencé par les difficultés que Massy a connues cette année ?

Pas vraiment même si nous avons commencé à l'élaborer à un moment où notre équipe fanion enchaînait les défaites. Globalement, nous nous adaptons au nouveau contexte et revenons aux racines du club en restant réalistes mais ambitieux. La priorité étant de consolider le lien entre nos jeunes et l'équipe première. Nous souhaitons d'ailleurs relancer nos juniors Reichel (forfait général cette année) dès le prochain exercice.

A terme, Massy devra-t-il faire un choix entre formation et haut niveau ?

Non. Mêler ces deux aspects est l'essence même du club. C'est dans ce but que je souhaite un rapprochement avec le Stade Français et le Racing-Métro. Je dois les rencontrer pour voir comment nous pourrions travailler ensemble sur la formation et comment nous pourrions offrir des perspectives aux plus prometteurs de nos jeunes joueurs.

A ce propos, comment avez-vous accueilli la nouvelle du départ d'Alain Gazon pour le Racing-Métro ?

J'aurais souhaité le garder et nous comptions d'ailleurs lui soumettre une proposition pour le retenir. Mais nous n'aurions pas pu nous aligner financièrement sur ce que le Racing-Métro lui a offert. Dans sa manière de travailler, Alain est irremplaçable mais je positive en me disant que nous avons un allié dans un grand club voisin.

Quels sont vos souhaits en matière de recrutement pour la saison prochaine ?

Nous ne sommes qu'au début du processus puisque nous sommes assurés depuis peu de rester en Fédérale 1. On sait que des joueurs clés vont partir. Il sera difficile par exemple de retenir Chkhaidze. On sait que Rieger a été sollicité par Limoges (Pro D2) en tant que joker médical fin 2007. Nous discuterons avec tout le monde sachant que je ne tiens pas à forcer ceux qui veulent partir. Nous verrons aussi les entraîneurs. A terme, il nous faudra sans doute recruter un technicien professionnel pour remplir nos objectifs de montée.

Le Parisien , vendredi 14 mars 2008



Propos recueillis par Laurent Degradi


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